Le 24 juin dernier à Paris, Lauranne Peyron, RSSI-DPO d’Evolucare, participait à la table ronde « Construire une culture de la sécurité capable de prospérer avec l’IA » organisée dans le cadre de Security First Paris 2026.
Aux côtés de Benoit Fuzeau (CASDEN Banque Populaire) et Gilles Garnier (Aéma Groupe), les échanges ont permis d’aborder une question devenue centrale pour toutes les organisations : comment développer une culture de sécurité durable alors que l’intelligence artificielle transforme à la fois les usages et les menaces ?
Quand les attaquants exploitent les comportements humains
Les cyberattaques ne ciblent plus uniquement les systèmes d’information. Elles exploitent désormais les réflexes humains, les habitudes et les biais cognitifs.
Urgence, confiance excessive, autorité ou routine : ces mécanismes sont aujourd’hui largement utilisés dans les campagnes de phishing, d’ingénierie sociale ou de fraude.
L’arrivée de l’IA générative amplifie encore cette réalité. Les faux messages deviennent plus crédibles, les tentatives d’usurpation plus sophistiquées et les deepfakes plus difficiles à détecter.
Dans ce contexte, la cybersécurité ne peut plus reposer uniquement sur la technologie.

Dépasser la logique d’affrontement
Cette vision fait écho à une conviction portée depuis plusieurs années par Lauranne Peyron chez Evolucare.
Lors du parcours cybersécurité de l’APSSIS à SantExpo 2026, son intervention intitulée « La sensibilisation SSI, un sport de combat ? » invitait déjà à changer de regard sur la sécurité.
L’objectif n’est pas d’opposer les responsables cybersécurité aux collaborateurs, mais de construire une démarche collective fondée sur la confiance, l’écoute et l’accompagnement.
Chez Evolucare, cette approche se traduit par une présence régulière auprès des équipes, des actions de sensibilisation continues et une volonté permanente de comprendre les contraintes métiers avant de définir les mesures de sécurité.

IA : interdire ou accompagner ?
L’un des sujets marquants de la table ronde concernait le développement du « Shadow AI », ces usages d’outils d’IA générative réalisés en dehors des cadres définis par l’entreprise.
La question n’est plus de savoir si ces usages existent. Ils sont déjà une réalité dans la plupart des organisations.
L’enjeu devient donc d’accompagner les collaborateurs afin qu’ils comprennent les bénéfices mais aussi les risques associés à ces technologies : confidentialité des données, vérification des informations produites ou encore place de l’humain dans la prise de décision.
Car si l’IA constitue un formidable outil d’assistance, elle ne remplace ni l’esprit critique ni la responsabilité humaine.
Construire une culture de sécurité durable
Pour Evolucare, la cybersécurité est avant tout une démarche de sensibilisation et d’amélioration continue.
Former, écouter, mesurer, expliquer et accompagner permettent de développer une culture de sécurité partagée par tous les collaborateurs.
Une approche qui s’inscrit pleinement dans les engagements du Groupe pour un numérique de santé plus sûr, plus responsable et plus performant.
À l’heure où l’intelligence artificielle redéfinit les usages numériques, une certitude demeure : la première ligne de défense reste l’humain lorsqu’il est informé, accompagné et impliqué.



