
DRIMbox
DRIMbox : Evolucare réalise une première mise en service à Marseille, en direct des JFR 2026
Le 8 octobre 2026, premier jour des Journées Francophones de Radiologie, Jean-Claude Durousseaud (JT de la Radiologie) est venu sur le stand Evolucare. Il y a interrogé Gilles Juving, Directeur Marketing Produit Imagerie chez Evolucare, et Jean-Marc Chevilley, Directeur de projet à la Délégation au numérique en santé (DNS). Au programme : la première DRIMbox en production et une intelligence artificielle qui sécurise la prise de rendez-vous en imagerie. Une semaine plus tard, le 16 octobre, les premières consultations DMP depuis le RIS ont confirmé que le dispositif fonctionne de bout en bout.
Le partage d’images, un chantier clé du Ségur
Le Ségur du numérique en santé a fait du partage des examens d’imagerie médicale l’un de ses chantiers. Pour cela, l’État a créé un « couloir Imagerie ». Il repose sur deux dispositifs : un RIS (logiciel de gestion du service de radiologie) référencé, et la DRIMbox. La DRIMbox permet aux professionnels de partager les images à l’intérieur de l’espace de confiance DRIM-M, et de les rendre visibles depuis le Dossier Médical Partagé (DMP).
L’objectif est clair : que le patient et les médecins qui le suivent puissent retrouver un examen d’imagerie, où qu’il ait été réalisé. Cela évite de refaire des examens et facilite le suivi.
Depuis plusieurs années, Evolucare participe à ce projet aux côtés des radiologues et des pouvoirs publics avec sa gamme Evolucare Imaging. Ce projet a été longtemps travaillé avec les acteurs institutionnels et vient d’entrer dans une phase concrète.
8 octobre, 8h35 : la DRIMbox entre en production
Le matin même de l’ouverture des JFR, le premier site client équipé de la DRIMbox Evolucare a été mis en production à Marseille. Le premier partage d’images a eu lieu.
Concrètement, le site a envoyé au DMP le KOS (Key Object Selection), c’est-à-dire l’index qui référence les images de l’examen. Le DMP a confirmé la bonne réception. L’examen est donc désormais référencé dans le dossier du patient.
16 octobre : premières consultations DMP depuis le RIS
Lors de l’interview, Gilles Juving annonçait l’ouverture de la consultation pour la semaine suivante. Le calendrier a été tenu : le vendredi 16 octobre, en fin d’après-midi, les premières consultations du DMP ont été réalisées directement depuis un RIS, avec la visualisation des images via la DRIMbox.
Le cycle est désormais complet. L’examen est envoyé au DMP, puis un professionnel de santé peut le retrouver et le visualiser depuis son propre logiciel, sans support physique ni échange manuel.
Un symbole pour la communauté radiologique
Côté pouvoirs publics, Jean-Marc Chevilley, Directeur de projet à la Délégation au numérique en santé, voit dans le calendrier de cette mise en service un signal fort.
« Wrong-show » : quand le patient vient pour le mauvais examen
On parle beaucoup des no-shows, ces rendez-vous où le patient ne vient pas. Le JT de la Radiologie a voulu aborder un problème moins connu : le wrong-show.
Gilles Juving le décrit comme « le pendant du no-show ». Le patient vient bien, mais il s’est trompé en prenant rendez-vous en ligne. Il n’a pas trouvé l’examen qu’il cherchait et en a choisi un autre, ou il s’est trompé de modalité (scanner au lieu d’IRM, par exemple).
Les conséquences pèsent directement sur l’organisation du cabinet :
- l’équipe doit gérer le patient sur place, alors que l’examen prévu ne correspond pas à sa prescription ;
- pour l’accompagner, le cabinet fait souvent du surbooking ;
- sinon, le patient est renvoyé chez lui avec un nouveau rendez-vous, ce qui fait perdre un créneau et dégrade son expérience.
Une IA qui vérifie la cohérence entre ordonnance et examen
Pour répondre à ce problème, Evolucare a développé en interne une intelligence artificielle intégrée au parcours de prise de rendez-vous.
Le principe : comparer l’ordonnance et le protocole
Le patient transmet son ordonnance scannée. L’IA la compare avec le protocole d’examen sélectionné au moment de la réservation. Elle indique alors si les deux correspondent ou non, et peut suggérer l’examen le plus adapté.
Des relances automatiques en cas d’erreur
Si l’examen réservé ne correspond pas à la prescription, le logiciel peut :
- relancer automatiquement le patient : on lui signale l’erreur et on lui propose un nouveau créneau, à valider dans un délai donné ;
- demander au secrétariat de rappeler rapidement le patient pour revérifier avec lui et replanifier ;
- signaler les ordonnances manquantes ou illisibles.
« La secrétaire, ou même le radiologue, voit directement dans son planning tous les rendez-vous douteux. »
Gilles Juving
Enfin un outil pour aider à réaliser le check-planning
Dans les cabinets de radiologie, le check-planning consiste à contrôler en amont les rendez-vous à venir : bon examen, bonne modalité, ordonnance présente et lisible. Aujourd’hui, cette tâche se fait le plus souvent à la main par le secrétariat, et elle prend du temps.
Avec cette IA, les équipes disposent enfin d’un outil qui va les aider à réaliser le check-planning. Les vérifications sont automatisées et seuls les rendez-vous qui posent question remontent. Le secrétariat peut ainsi concentrer son temps sur les cas qui nécessitent vraiment une intervention humaine.
Ce que ces deux nouveautés changent pour les cabinets et les établissements
Ces deux annonces vont dans le même sens : rendre le parcours d’imagerie plus fluide, plus sûr et plus connecté.
- Avec la DRIMbox, le cabinet de radiologie partage ses examens au-delà de ses murs. Les médecins prescripteurs et les patients y ont accès via le DMP, dans le cadre défini par le Ségur. Les premières consultations depuis un RIS, le 16 octobre, en apportent la preuve concrète.
- Avec l’IA de contrôle des rendez-vous, les erreurs sont repérées avant le jour de l’examen. Le check-planning est facilité, les créneaux sont mieux utilisés, les équipes d’accueil passent moins de temps à gérer les imprévus, et le patient est mieux pris en charge.
Ces nouveautés s’inscrivent dans la vision d’Evolucare : un logiciel RIS qui ne se limite pas à la gestion administrative, mais qui sert de centre d’interopérabilité pour l’ensemble du parcours patient en imagerie.
Les intervenants

Jean-Marc Chevilley – Directeur de projet à la Délégation au numérique en santé (DNS), rattachée au ministère chargé de la Santé. La DNS pilote la politique du numérique en santé et les programmes du Ségur du numérique, dont le couloir Imagerie.

Gilles Juving – Directeur Marketing Produit Imagerie, Evolucare. Il est responsable de la stratégie produit de la gamme Evolucare Imaging et suit les projets du Ségur du numérique en santé pour l’imagerie médicale, dont la DRIMbox. Il travaille au quotidien avec les radiologues pour faire évoluer les outils du parcours patient en imagerie.
Pour aller plus loin
- Le dispositif DRIMbox du couloir Imagerie (Agence du Numérique en Santé) : esante.gouv.fr
- L’espace de confiance DRIM-M : esante.gouv.fr
- Ségur Imagerie : sortir du silo grâce au RIS connecté. Interview de Gilles Juving aux JFR 2025, où il voyait déjà dans la DRIMbox un vrai progrès pour transmettre les examens au DMP. → Lire l’article





